Nutrition & TCA
Prescriptions médicales : ce que votre kinésithérapeute peut désormais vous délivrer
Selon PasseportSanté, les masseurs-kinésithérapeutes peuvent désormais prescrire certains médicaments et dispositifs médicaux à leurs patients.

Pour une personne qui consulte pour une douleur persistante, une gêne dans la mobilité ou un besoin de matériel pendant la rééducation, cette évolution pourrait limiter certains rendez-vous supplémentaires chez le médecin. Elle ne signifie toutefois pas que le kinésithérapeute peut prescrire sans restriction.
Une prescription liée à la prise en charge en kinésithérapie
Jusqu’à présent, le patient pouvait devoir reprendre rendez-vous avec son médecin pour obtenir certains produits nécessaires à la poursuite des soins. Les informations relayées par PasseportSanté et Santé Magazine font état d’un élargissement des possibilités de prescription pour les kinésithérapeutes, qui concerne à la fois certains médicaments et des dispositifs médicaux.
Le point important tient au mot « certains ». Cette mesure ne transforme pas le kinésithérapeute en médecin prescripteur pour l’ensemble des traitements. Elle s’inscrit dans le cadre de ses compétences et de la situation observée pendant la prise en charge. La prescription éventuelle reste donc liée au motif de consultation et aux produits autorisés par le nouveau dispositif.
Pour vous, l’intérêt est surtout pratique: lorsque le besoin apparaît directement au cours de la rééducation, le professionnel peut désormais être en mesure de proposer une prescription adaptée, au lieu de vous orienter systématiquement vers une nouvelle consultation médicale. Cette possibilité ne constitue pas une garantie automatique; elle dépend de l’évaluation réalisée par le kinésithérapeute.
Ce que cette évolution ne permet pas de conclure
Le titre de la réforme peut donner l’impression que toutes les démarches médicales deviennent inutiles. Ce n’est pas ce que rapportent les sources disponibles. Elles parlent de médicaments et de dispositifs médicaux « certains », sans présenter ici une autorisation générale pour tous les traitements ni pour toutes les situations.
Il est donc préférable de ne pas demander une ordonnance comme un document acquis, mais de décrire précisément votre symptôme, son évolution et la gêne rencontrée dans vos mouvements. Une douleur qui persiste, une limitation de l’appui ou une difficulté à reprendre une activité ne se résument pas au produit qui pourrait être prescrit: le kinésithérapeute doit d’abord apprécier la situation dans le cadre de la rééducation.
Cette nuance compte particulièrement lorsque la plainte s’accompagne d’une modification de l’axe du corps, d’une compensation du bassin ou d’une perte de mobilité. Le matériel ou le médicament ne remplace pas l’examen clinique ni le travail progressif sur les tissus, les appuis et la coordination. La prescription, lorsqu’elle est possible, vient soutenir la prise en charge; elle n’en constitue pas le centre.
Le réflexe à adopter lors de votre rendez-vous
Si votre kinésithérapeute évoque cette nouvelle possibilité, demandez-lui simplement quel produit est concerné, pour quel objectif et dans quelles limites la prescription peut être établie. Vérifiez également si une consultation médicale reste nécessaire dans votre situation: les sources insistent sur le fait que l’évolution concerne seulement certains produits et ne supprime pas le rôle du médecin.
Pour éviter de repartir avec une interprétation trop large, notez le nom du produit proposé et la raison de son utilisation dans votre rééducation. Si une douleur change de localisation, si une compensation s’installe ou si votre mobilité diminue malgré les séances, signalez-le clairement plutôt que de vous limiter à la demande d’un dispositif.
Au quotidien, gardez enfin un repère postural simple: lorsque vous êtes assise, répartissez votre poids sur les deux appuis et laissez le bassin reposer sans vous enrouler durablement sur un seul côté. Cette position ne remplace pas un avis professionnel, mais elle évite d’ajouter une contrainte mécanique inutile pendant que la situation est réévaluée.